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Zahra JAHAN-BAKHSH
Chercheuse associée au Cerlis. Paris.

La raison principale qui nous amène à analyser la place des artistes iraniens dans la collection du Musée Centre Pompidou comme sujet de cette recherche ne tient pas à ce que la revue Iwan se focalise sur l’art et la culture de l’Iran en France où elle encourage les chercheurs à porter leurs différents point de vue sur ce milieu depuis la France. Cela provient du fait qu’en dépit que les artistes iraniens soient présents sur la scène parisienne depuis les années 1940, le musée du Centre Pompidou ne porte une attention sur les artistes iraniens que depuis une période relativement récente.
Ce changement coïncide avec la formation du marché de l’art au Moyen-Orient, aux Emirats et à Dubaï en 2005 et 2006, avec la découverte inédite de la valeur monétaire associée à des œuvres et des artistes de cette zone jusqu’alors mise à l’écart, notamment pour ce qui concerne les iraniens en particulier. Depuis, les conservateurs et commissaires d’exposition des musées d’art autant que les commissaires d’exposition des manifestations de renommées internationales ont commencé à inviter et exposer les artistes provenant du Moyen-Orient.
Si l’on admet que l’attention portée à l’ensemble des artistes de la région par ces institutions, reste très réduite surtout en la comparant avec celle portée envers les artistes occidentaux, force est de constater qu’en la comparant avec la présence passée, ce changement d’attention peut être considéré comme une nouvelle place donnée à ces artistes sur la scène artistique internationale.

Afin de ne pas accuser de retard par rapport d’une part à ses confrères britanniques et américains comme la Tate Modern, le musée Guggenheim ou le MoMa d’une part et le marché de l’art d’autre part, le Musée du Centre Pompidou commence à enrichir sa collection et entreprend d’exposer les artistes de la région. Depuis janvier 2014 j’ai d’ailleurs constaté que le musée a pris des mesures afin d’accélérer ou de mener à bien cette politique. A cet effet, Mme Catherine David, reconnue en tant que l’un des rares commissaires d’exposition européen ayant organisé plusieurs expositions pour les artistes du monde Arabe, plutôt provenant du Moyen-Orient et comme l’un des membres du comité de sélection des galeries pour la foire d’Art Dubai (programme Art Modern) a été nommée directrice adjointe du Musée national d’Art moderne (Lequeux 2014) où elle a remplacé Mme Catherine Grenier.
Compte tenu de la contribution importante jouée par les artistes iraniens dans le marché de l’art international situé au Moyen-Orient, et la croissance du nombre d’acquisition d’œuvres iraniennes dans la collection du Musée national d’art moderne Georges Pompidou à partir de 2006, cette recherche tente d’examiner si la croissance de la valeur monétaire des œuvres d’artistes iraniens sur le marché a influencé le changement de la politique du musée du Centre Pompidou vis à vis de l’acquisition de la représentation d’artistes iraniens. Pour répondre à cette question, une étude quantitative et qualitative a été menée sur les œuvres de la collection du Musée national d’art moderne Georges Pompidou. Rassemblant plus de 100 000 œuvres, les collections du Centre Pompidou (musée national d’art moderne – centre de création industrielle) constituent l’un des premiers ensembles mondiaux de référence pour l’art des 20e et 21e siècles.
Je tiens aussi à souligner que cette recherche reprend les éléments d’une étude que j’ai menée et portant sur la valeur de l’art visuel du Moyen-Orient dans le cadre d’un projet de thèse en sociologie des arts et de la culture à l’Université Sorbonne Nouvelle.(Jahan Bakhsh 2017)
Musée : une institution artistique ?
Le Musée constitue l’un des éléments principaux du réseau intervenant dans la structure du monde artistique. Ce monde se divise en deux champs principaux : le champ artistique et le champ du marché. Ainsi, « Dans le champ artistique s’opèrent et se révisent les évaluations esthétiques. Dans le marché se réalisent les transactions et s’élaborent les prix. Alors qu’ils ont chacun leur propre système de fixation de la valeur, ces deux réseaux entretiennent des relations d’étroite interdépendance. »(Moulin 2003, 9). Le musée est l’acteur majeur du champ artistique comme le confirme la définition donnée par l’ICOM : « un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. »
La légitimité du musée pour la valeur esthétique donnée aux artistes et ses œuvres vient en effet en grande partie de son jugement basé sur des facteurs purement artistiques et sans la poursuite de gains économiques. L’importance du musée dans le monde artistique s’avère à ce point tellement remarquable que pour la sociologue française R. Moulin « le musée trace la frontière entre ce qui est l’art et ce qui ne l’est pas ou pas encore. » (Moulin and Quemin 1995). Cela a donc fait du musée un élément de poids majeur dans le parcours d’un artiste.
En dépit du fait que ces institutions prétendent qu’elles ne sont pas à la recherche d’intérêts économiques, dans le champ opposé, les acteurs du marché – toutes catégories incluses -, retirent un maximum de retombées économiques des activités organisées par les musées à propos des artistes. Dès qu’un artiste entre dans la collection d’un musée prestigieux ou qu’un musée organise une exposition sur un artiste sa côte augmente sur le marché. Lors d’un entretien à Dubaï avec un galeriste, celui-ci nous a confié que depuis qu’une œuvre de l’un de ses artistes est entrée dans la collection du British Museum, « on ne pouvait plus trouver ses œuvres sur le marché, si bien qu’il y a une « liste d’attente » à la galerie pour les deux prochaines années. »
Si l’on revient à la situation de l’art contemporain, l’importance de la présence des œuvres d’un artiste dans la collection d’un musée est devenue l’une des obligations prioritaires des galeries d’art. Tel que nous l’observons, une galerie qui acquiert sa notoriété sur la scène internationale a surement réussi à envoyer ses artistes dans des salles d’expositions et figurer dans la liste des acquisitions des grands musées internationaux. A titre exemple The Third Line Gallery à Dubaï fondée en 2005 apparait parmi les premières galeries internationales du Moyen-Orient. Elle est parvenue à représenter l’artiste iranienne Monir Shahroudy Farmanfarmaian au Solomon R. Guggenheim Museum à New York.(Guggenheim 2014)
A la recherche de musée occidentaux ? 
Quand à l’Iran, la scène de l’art contemporain du pays a connu l’arrivée du marché et les profonds changements liés à valeur économique des œuvres ; le marché de Dubaï en 2006, la création de la maison de vente aux enchères Tehran Auction en 2012 et l’augmentation du nombre des galeries d’art. En dépit du fait que le pays figure parmi l’un des premiers de la région a posséder un musée depuis 1978 avec « la plus belle collection de tableaux d’art moderne occidental en dehors de l’Europe et des Etats-Unis (the greatest collection of modern Western masterpieces outside Europe and North America »(Waldman and Motevalli 2015), lui conférant ainsi un atout majeur pour devenir un musée international, il n’a pas pu trouver une légitimité pour donner une valeur de premier plan aux artistes iraniens que cela soit à l’échelle du Moyen-Orient et au plan national.
Les concurrents sur la scène artistique moyen-orientale fourbillent leurs armes notamment pour ce qui concerne les autres musées autour du Golfe Persique : le Mathaf à Doha se donne pour mission de mettre en avant les artistes du monde Arabe ; le Guggenheim à Abu Dhabi n’a pas encore communiqué sur sa collection.
Finalement, force est de constater que les acteurs de ce réseau, agissant depuis l’Iran, se situent en Occident. Or, il est bien clair qu’intégrer pour un artiste la collection d’un musée d’un pays du Golfe Persique n’apporte pas encore la même visibilité que celle du Centre Pompidou à Paris ou du MoMA à New York.
Etude historique sur la présence des artistes iraniens à Paris
Une étude succincte sur l’histoire de l’art moderne et contemporain de l’Iran confirme que la France avec l’Ecole des Beaux-Arts, rue Bonaparte, se révèle être l’une des principales destinations des artistes peintres et parfois des sculpteurs iraniens.
La politique culturelle de l’Iran après 1940 encourageait les artistes plasticiens en octroyant aux diplômés des beaux arts de Téhéran des bourses afin de compléter leurs formations artistiques à Paris, ainsi en qu’en organisant pour eux des expositions dans la capitale. Pour être complet, ajoutons qu’un groupe limité d’artistes ont accompli leurs études à Paris sans avoir recours à une aide particulière.
Parmi ceux qui ont fait leurs études dans la capitale certains noms se détachent. Citons Jalil Ziypoor en 1941, Shokoh Riyazi en 1946, Hossein Kazemi en 1945, Javad Hamidi en xx et ensuite, Nasser Assar en 1953, Sohrab Sepehri en 1967, sans compter Behdjate Sadr, Abbas Moyeri, Abolghasem Saeedi ainsi qu’Hossein Zenderoudi etc. Parmi les artistes venus dans les années 1960, certains ont même décidé de vivre et de construire leur parcours artistique en France.
Ils se sont ancrés sur la scène parisienne et leurs noms figurent dans l’Annuaire National des Beaux Arts dans lequel est mentionné les cordonnées de leurs ateliers notamment pour les éditions publiées dans les années 60, 70, 80 et 1990 à l’image de, Abel Saidi (Abolghasem), Abbas Moyeri, et etc. Certains deviennent des artistes régulièrement exposés dans les galeries parisiennes. À titre d’exemple, signalons les artistes Hossein Zenderoudi, Nasser Assar, Abolghasem Saidi, Behdjate Sader et etc, qui sont devenus des figures emblématiques et dont la réputation sur la scène parisienne a permis à leurs œuvres artistiques d’acquérir une reconnaissance au niveau national et parfois au niveau de la région du Moyen-Orient.
1. Les iraniens au Centre Pompidou
Les Expositions : 

En 1989, le Centre Pompidou organise l’exposition « Magiciens de La Terre ». Il est clair que cette manifestation a conféré à ce Musée un rôle de pionner pour tenter de représenter les artistes du monde entier et surtout ceux non-occidentaux. La part des artistes provenant d’Iran est réduite à la portion congrue avec qu’une seule artiste : Shirazeh Houshiary (né à Shiraz en 1955). Celle-ci a d’ailleurs émigré à Londres en 1974 où elle vit et travaille depuis. Quelques décennies plus tard, deux autres expositions se sont déroulées au cours desquelles le musée a exposé les artistes de sa collection. En 2009 et à l’occasion de l’exposition « Elles », le musée a montré les œuvres de femmes artistes de sa collection incluant certaines iraniennes comme Sara Rahbar née 1976, Shirin Neshat, Ghazel née en 1966 et Shadi Ghadirian.(Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle (France) and Centre Georges Pompidou 2009) En 2016 et à l’occasion de l’exposition « Modernités Plurielles » le Centre Pompidou présente pour la première fois une histoire mondiale de l’art, à travers un parcours de plus de 1000 œuvres rassemblant 400 artistes représentant 47 pays et comprenant quelques artistes iraniens comme Behdjate Sadr (1924 – 2009), Farideh Lashai (1944-2013), Hossein Zenderoudi (1937).
Au programme des agendas du Centre figure également un petit nombre de débats ou de projection de films consacrés à l’art de l’Iran. En dépit de cette énumération qui s’avère très limitée, ce bref aperçu avait pour objectif de montrer que le Centre Pompidou était la seule institution artistique internationale à exposer les artistes iraniens et par extension, ceux de la région du Moyen-Orient avant 1990.
La Collection du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou :
Héritier des collections du musée du Luxembourg créé en 1818 et destiné à accueillir les achats de l’État aux artistes français vivants, le Musée national d’Art moderne – Centre de création industrielle – conserve la plus importante collection d’art moderne et contemporain d’Europe et l’une des deux premières au monde, avec plus de 100 000 œuvres de 1905 à nos jours.
La première œuvre provenant d’un artiste iranien faisant l’objet de cette contribution et à entrer dans la collection remonte à 1958. Elle appartient à Serge Rezvani (né en 1928), artiste et écrivain iranien vivant en France. Elle est complétée, en 1963, par celle d’un autre artiste iranien ayant vécu à Paris, Nasser Assar (né en 1928 à Téhéran et décédé en 2011 à Paris), et dont le tableau a fait l’objet d’un Achat d’État .
Deux œuvres datant des années 1980 sont signées de l’artiste photographe Abbas Jalai dit Abbas (né en 1944). Par la suite nous recensons également sept autres de ses œuvres dans la collection dont certaines ont fait l’objet d’un don du Jeu de Paume, avec le soutien de l’agence photographique Magnum en 2013. Ancienne collection du Centre national de la Photographie.
Comme le montre le tableau ci-après, on ne note aucune acquisition ni donation concernant des artistes iraniens au cours des années 1990. L’achat suivant n’est effectué qu’en 2002 et porte le nom de Ghazal. En 2006, onze œuvres de quatre nouveaux artistes, incluant des œuvres de Abbas Kiarostami (1940-2016), Fereydoun Ave (1945), Shirin Neshat et Shadi Ghadirian arrivent dans la collection du Centre Pompidou. Parmi elles, figurent cinq œuvres de Shadi Ghadrian ayant fait l’objet d’une donation de sa galerie à Téhéran – Silk Road Gallery-, qui la renouvellera en 2013 avec dix nouvelles œuvres.

Notre recherche aboutit également à une autre galerie de Téhéran et à trois descendantes d’artiste dont les noms sont mentionnés comme donateurs : il s’agit de la Galerie Etemad avec Maneli Keykavoussi, fille de Farideh Lashai, de Mitra Goberville , fille de Behdjate Sadr, de Kamran Farman Farmaian, fils de Leyly Matine-Daftary. La Galerie Etemad a cédé les œuvres de deux artistes Morteza Ahmadvand (né en 1981) et Parvaneh Etemadi (né en 1948) et leurs enfants, chacun une œuvre. Ces trois donateurs disposent en pratique de la gestion des œuvres de leurs mères, à l’image de Mlle Maneli Keykavoussi qui s’est consacrée à cette tâche en mettant sur pied une fondation au nom de Farideh Lashai.
Le dernier artiste iranien qui a eu la chance d’entrer dans la collection du musée est Ali Banisadr, artiste Irano American, né en Iran en 1976 et qui a grandi depuis son enfance aux Etats-Unis. Ses œuvres ont aussi fait objet d’un don de sa galerie parisienne, Thaddaeus Ropac en 2017.
Le fait que ces donateurs soient en grande partie des acteurs du marché et qu’ils cherchent à donner à leurs artistes une valeur ajoutée sur le marché à travers les valeurs esthétiques provenant des institutions majeures du monde artistique obéit à une stratégie mercantile bien connue dans le milieu artistique également encouragée par les différents pays. Ainsi, « Les musées d’art obtiennent une part importante de leurs nouveaux «objets d’art» au moyen de dons privés, souvent facilités par de généreuses déductions fiscales. » Toutefois les intérêts du secteur privé mis à part, ce soutien trouve un écho international sur la place de l’art d’Iran dans la scène artistique internationale.
Si l’on de met de coté les galeries d’art de la capitale, les artistes eux-mêmes ainsi que les membres de leurs familles qui ont offert des œuvres à la collection du Musée, celle-ci a également reçu le soutien de la Caisse des Dépôts et la Société des Amis du Musée national d’Art moderne dont la vocation est d’enrichir les collections d’art moderne et contemporain du Centre Pompidou.
Inauguré en 2013, l’un des quatre groupes du comité d’acquisition de cette Société est le Cercle international. En consultant le site internet de cette Société, hormis quelques généralités, nous ne trouvons pas d’informations sur le processus d’acquisition ou toutes autres précisions. Toutefois, notre attention est attirée par la présence du sous-groupe du Moyen-Orient et les pays membres du Cercle : « Notre Cercle continue de croître et il compte en fait 71 membres de dix-sept pays différents (Argentine, Brésil, Belgique, Chine, Colombie, Arabie Saoudite, Grande-Bretagne, Japon, Jordanie, Koweït, Liban, Russie, Singapour, Espagne, Suisse et les Emirats Arabes Unis) ».
En dehors du Liban et de l’Arabie Saoudite, cinq autres pays de la région viennent d’accéder au Groupe Moyen-Orient de la Société des Amis du Musée national d’Art moderne. Il est clair que cette intégration va évidemment influencer à terme la monté en puissance de la présence des artistes provenant de ces pays du Golfe Persique.
A ce stade un rapide coup d’œil sur l’acquisition des artistes libanais par la collection du Musée révèle qu’ils suivent quasiment la même ligne d’évolution que ceux de l’Iran, mais la différence commence à se faire sentir à partir de 2014, date où le nombre d’artistes libanais augmente de façon inédite. A titre d’exemple et parmi huit œuvres de l’artiste libanaise Mireille Kassar (née en 1963) admises dans la collection, quatre faisaient l’objet d’un « Don du Cercle International – Groupe Moyen-Orient de la Société des Amis du Musée national d’art moderne, 2015 » et quatre autres l’objet d’un « Don de l’artiste et de la Galerie Agial Art, 2015 ».
Il était important de mentionner les activités de ce groupe également pour montrer qu’hormis les galeries d’art ou les membres des familles dont les dons pourraient avoir joué un rôle important dans la recherche d’intérêts économiques dans le champ opposé à savoir celui du marché. Il est clair que l’art de l’Iran ne reçoit pas le soutien d’un groupe de mécènes que l’on pourrait qualifier de neutre et dont les activités jouent un rôle pour l’art de l’Iran dans la collection de cette importante institution artistique mondiale.
Conclusion
Pour clore cette analyse sur l’évolution de la présence dans le temps du nombre d’artistes iraniens depuis la première acquisition du Musée jusqu’à la fin 2017, on dénombre 57 œuvres de 18 artistes accueillies au sein de la collection.
Comme nous l’avons mentionné, le marché de l’art arrive concrètement dans la région en 2006 à Dubaï. Selon nos observations, peu après cette venue, la collection du Musée du Centre Pompidou a connu un regain d’attention envers les artistes provenant de ce pays. En effet, depuis la première acquisition du musée remontant à 1958 et jusqu’à 2005, soit pendant 47 ans, la collection ne s’est enrichi que de onze ouvres réalisées par quatre artistes. Depuis 2006 et jusqu’à 2017, soit au cours des onze dernières années la collection a intégré 46 œuvres de 14 artistes. La corrélation entre l’augmentation de la valeur des œuvres sur le marché international et la montée de la présence des artistes dans la collection du Centre Pompidou confirme l’influence et le rôle issus du marché pour cet acteur.
Rappelons que le résultat obtenu confirme que l’augmentation de la présence des artistes iraniens dans la collection du musée a vu le jour avec le soutien des galeries de Téhéran, de personnalités iraniennes et de certains mécènes français. La part consacrée à des achats directs par le musée s’avère extrêmement réduite et l’on peut dire si l’accueil d’artistes iraniens reste favorable cela se fait sans véritable budget défini.
Depuis 2014 et dans une autre mesure, en dépit de la poursuite des activités artistiques des iraniens sur la scène nationale, régionale et internationale, le nombre d’acquisitions des œuvres dans la collection du Musée s’est trouvé réduit. Cette réalité pourrait provenir de l’absence constatée d’une part des activités internationales des galeries iraniennes ou d’autre part de l’absence réelle d’intérêt des conservateurs du Musée du Centre Pompidou. Plusieurs autres facteurs irrationnels pourraient également être également être pris en compte. Autant d’éléments qui restent à étudier.

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